Avez-vous déjà lu le livre « transformer ce qui vous plombe en trésor » de Charlotte de Silguy ? Ce livre a été une vraie source d’enrichissement et d’enseignement à un moment de ma vie.
Car oui, il y a des moments où tout s’effondre, où l’on ne reconnaît plus son corps, ni sa vie, où même respirer semble trop.
Nous avons tous connu ou bien il y a quelques probabilités de vivre ces instants où plus rien n’a de saveur, de lumière, de joie. Un deuil, une séparation, un burn-out, une maladie, un choc émotionnel…
Petites ou grandes épreuves, déstabilisation ou traumatisme profond, tout à chacun nous vivons ou vivrons dans notre corps les conséquences d’évènements de vie qui vont nous malmenés.
Ces traumatismes sont de toutes natures, toutes formes, il ne s’agit pas d’avoir vécu une guerre, un cataclysme, ou un attentat pour être « traumatisé ». Nous pouvons porter un traumatisme lié à un accident même banal, un contexte toxique prolongé, une blessure physique, une maladie invalidante ou longue, un deuil, un héritage émotionnel familial …
Alors comment pouvons-nous trouver de la lumière sur ce chemin marécageux et sombre ? Peut-on le traverser seul.e ? Comment retrouver espoir et espérance quand tout s’écroule et s’effondre ?
On en parle du trauma !
Le traumatisme n’est pas l’événement en lui-même. C’est ce qui reste quand tout semble fini. C’est ce qui s’imprime dans le corps, ce qui s’accroche au cœur, ce qui entrave notre mouvement. Le trauma, c’est la mémoire du corps, pas celle du récit.
Le corps encaisse avant même que l’esprit comprenne. Il se tend, se contracte, se défend.
Chaque expérience vécue, agréable ou douloureuse, laisse une empreinte dans notre corps. Ces traces peuvent se manifester par des tensions, des douleurs, une hypervigilance etc. Le système nerveux autonome enregistre tout pour nous protéger : sons, odeurs, battements du cœur, respiration, gardant ainsi la mémoire de ce que nous avons traversé.
Le désamorçage n’étant pas totale et automatique, le système d’alerte est prêt à hurler à tout moment, c’est là que l’épuisement, le stress post traumatique, les anxiétés réactionnelles, dépressions, burn out vont trouver leur terreau.
On pourrait aussi qualifier de trauma sous-marin ce qui va épuiser le corps à force de trop vouloir tenir. Et un jour ça craque.
Quand le corps tient trop longtemps.
Lorsqu’un corps “tient trop longtemps”, qu’il supporte un stress émotionnel, psychologique ou physique intense et répété — il finit toujours par parler, hurler.
Trois hormones sont impliquées dans la réponse au stress : la dopamine, la sérotonine et le cortisol. Un état d’hypervigilance va donc user ces ressources vitales et finir par dérégler l’équilibre global. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est un signal de survie.
« Je me souviens de ce jour, assise devant mon ordinateur, incapable de savoir quoi faire, moi qui avais toujours été un pilier dans mon travail. Les larmes coulaient, impuissantes, devant cette déchéance psychologique. Je me suis retrouvée face à moi-même, sans repères, sans énergie. »
L’esprit vacille et vous perdez pied.
Le traumatisme a cette puissance-là : il altère la pensée, il brouille la mémoire, il fait douter de tout, même de soi. Nos facultés cognitives sont comme endommagées. Les signes avant-coureurs sont multiples :
– tensions musculaires, douleurs chroniques (dos, nuque, jambes, mâchoire…) ;
– troubles digestifs, migraines, palpitations ;
– fatigue profonde, sommeil perturbé,
– perte de repère, de l’élan de vie …
– surcharges émotionnelles, comportements agressifs ou apathiques.
Ces périodes de chaos, de perte de sens, d’épuisement ou de douleur ne sont PAS QUE des accidents de parcours. Elles sont souvent le point de bascule d’une transformation plus profonde, une invitation à réapprendre à vivre, autrement.
Elles vont demander courage, patience, et puis surtout de ne pas rester seul.e. Être accompagné, aidé, soutenu est essentiel pour parcourir ce chemin vers la guérison.
Elles nous rappellent que la vie n’est pas une ligne droite, mais une danse — faite de cycles, d’élans, de pauses et de renaissances. Et que l’on peut transformer même le pire, en un belle sagesse et inspiration.
Le trouble psychologique : quand l’esprit vacille, la nécessité de la prise en charge.
Les traumatismes, l’épuisement, les pertes ou les chocs émotionnels ne touchent donc pas que le mental, ils bouleversent la physiologie entière. Et ne pensons pas que les plus fragiles sont concernés, oh non même les plus vaillants peuvent un jour tomber. Il existe de nombreuses techniques pour aider une personne à retrouver la sécurité intérieure, car oui c’est bien ce qui se joue, non pas tant cette dimension de calme intérieur mais de sécurité profonde.
L’EMDR, les psychothérapies brèves, la sophrologie, l’hypnose, la kinésiologie, le yoga, la méditation, la danse thérapeutique … font parties de ces outils efficaces, pour autant une prise en charge médicale traditionnelle s’avère à des moments nécessaires pour réguler un système nerveux saturé, n’arrivant plus à revenir à un état stable.
J’ai moi-même refusé une prise en charge médicale. J’avais envie et j’étais intimement persuadée d’y arriver avec des thérapies et techniques douces. J’ai essayé beaucoup de choses, seulement un jour, j’ai dû me résoudre au fait qu’être sur la ligne de flottaison sans cesse m’épuisait, que malgré ma bonne volonté et mon engagement, mon cerveau en disait autrement.
Traverser le vide sans se perdre.
Je suis convaincue aujourd’hui que la véritable guérison commence souvent dans l’immobilité, dans l’acceptation du vide lui-même. Traverser une souffrance, une épreuve, une maladie ne se fera pas dans la vitesse, non bien au contraire, c’est apprendre à ralentir, à s’écouter, à reconnaître ses limites. C’est aussi s’autoriser à demander de l’aide, à déposer les armes, à accueillir ce qui est.
Il ne s’agit pas de se “réparer”, mais de s’apprivoiser à nouveau, avec douceur. Petit à petit, la lumière revient. Pas comme avant. Mais autrement. Il me semble intéressant de redéfinir la santé. La vraie santé ne se résume pas à l’absence de douleur. Le Dr David Simon, neurologue et cofondateur du Chopra Center en Californie, disait que la bonne santé est un retour à la plénitude. Elle n’est pas nécessairement l’absence de maladie — elle est ce sentiment d’aimer la vie, de vouloir la vivre pleinement.
Elle se mesure à notre capacité à aimer la vie, à ressentir la joie, à nous émerveiller malgré les cicatrices. On peut être malade, blessé, traversé par la douleur, et pourtant se sentir vivant. Et à l’inverse, on peut “avoir tout pour être heureux” et se sentir vide. Je crois aujourd’hui à une médecine qui relie. Une médecine globale, intégrative, où le corps, l’esprit, l’émotion et l’énergie sont considérés comme un tout.
La médecine traditionnelle et la médecine holistique ne devraient pas s’opposer : elles peuvent se compléter, se renforcer mutuellement. Elles doivent créer des passerelles, pour une prise en charge plus globale et humaine de chacun.
Alors oui, prenez le temps de guérir. Soyez doux avec vous-même. N’autorisez personne à vous juger sur votre rythme, votre parcours, vos blessures. Chacun avance à son pas, avec son histoire, ses ressources, ses limites. Et parfois, ce qui semble être une chute est en réalité le début d’un éveil.
L’appel de la vie
Il y a toujours un moment où, au cœur même du chaos, quelque chose se remet à vibrer.
Une envie timide, une étincelle, un souffle. C’est la vie qui frappe à la porte. C’est peut-être le désir de créer, d’apprendre, de bouger, de changer d’environnement. C’est souvent à partir de là que naissent les projets les plus justes, les plus incarnés. Ceux qui ne cherchent plus à “réussir”, mais à s’aligner avec ce qui fait sens. Ces élans ne sont pas anodins : ils sont le signe que la transformation est en cours. La graine, sous la terre, commence à germer.
Dans cet instinct de survie, une graine de renaissance est prête à éclore pour habiter autrement ce qui est. Guérir, ce n’est pas “effacer” ce qui a été blessé. C’est habiter autrement ce qui est. C’est reconnaître que les cicatrices font partie du chemin et qu’elles peuvent devenir des portes d’entrée vers plus de sagesse, de douceur, de vérité. Il n’y a pas de retour en arrière possible, c’est ainsi. Chaque passage difficile laisse une empreinte qui, si on la regarde avec bienveillance, devient un tremplin vers plus d’authenticité. La renaissance n’a rien de spectaculaire. Elle se joue dans de petits gestes, dans le courage de se relever, dans le choix quotidien de s’aimer un peu plus, même au milieu du chaos.
Elle se joue quand on cesse de vouloir être “comme avant” pour accueillir celle qu’on devient.
Sayana : le souffle du vivant
C’est dans cet espace de reconnexion que Sayana prend racine.
Une invitation à ralentir, à écouter, à se relier. Un espace de transformation, de douceur, de respiration. Sayana, c’est le symbole du mouvement de la vie — celui qui relie la terre au ciel, le corps à l’âme, l’épreuve à la lumière. C’est une main tendue vers celles qui traversent, vacillent, doutent, mais continuent d’avancer.
Parce qu’au fond, même quand tout semble perdu, l’élan de vie ne s’éteint jamais vraiment. Il se cache parfois sous les décombres, mais il demeure là, comme une braise prête à redevenir flamme.
Souviens-toi … Guérir, ce n’est pas se réparer. C’est se retrouver. C’est comprendre que le vide n’est pas une fin, mais une porte. Et que chaque effondrement peut devenir un passage vers plus de vérité.
Alors, si tu traverses un moment de vide, ne te juge pas. Ne cherche pas à aller vite. Écoute, respire, avance à ton rythme. Fais confiance à la vie : elle sait ce qu’elle fait. Même au cœur de la nuit, ton étoile ne s’éteint jamais.
Elle attend simplement que tu lèves à nouveau les yeux vers le ciel.
Et si tu cherches un moment de réparation, de douceur, de libération, sache que les cours de yin yoga sont tout à fait propice à retrouver équilibre, sérénité en permettant au corps de se réguler grâce au travail profond sur les fascias, l’ensemble des méridiens du corps et donc tout le système nerveux parasympathique.





